Beaune accompagner les femmes victimes de violences sexuelles

Accompagner les femmes victimes de violences sexuelles

Beaune accueillait ce mardi 15 mars un séminaire sur l’orientation et la prise en charge des victimes de violences sexuelles.

Ce séminaire rassemblant 70 participants (élus, professionnels de santé ou du travail social, forces de l’ordre, professionnels exerçant en libéral ou dans le secteur public…) était organisé dans le prolongement de la journée internationale des Droits des Femmes du 8 mars, afin de faire le point sur l’accompagnement de personnes majeures lorsqu’elles ont été victimes de violences sexuelles (au cours de leur enfance ou pendant leur majorité).

Florence VILMUS, Sous-Préfète de Beaune, dans son propos introductif en a donné le fil rouge : « Aucune violence déclarée ne doit rester sans réponse ». Elle a précisé que les victimes d’agressions sexuelles sont très majoritairement des femmes et rappelé que chaque année, 84.000 femmes sont victimes de viols ou de tentatives de viol. Face à ce chiffre, seule une victime sur dix dévoile les faits.

Philippe ROUX, adjoint au Maire de la ville de Beaune, affiche dès le départ sa personnalité : « Je ne suis pas un homme de discours mais un homme de terrain et d’action ». Nous avons eu l’occasion d’échanger avec lui lors d’un point presse. Il nous a décrit comment il s’engage personnellement à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit pour venir en secours avec son équipe constituée de Michel ROUSSOTTE et Amandine GIROUD dont il est très fier : « S’il le faut, on loue une chambre d'hôtel pour reloger la femme victime même si je trouve qu’il serait plus logique que la femme reste au domicile et que ce soit le conjoint violent qu’on éloigne ».

Il nous confie aussi combien il est désolé de voir la jeunesse apprendre la sexualité au travers de la pornographie. Il nous confie, avec une pointe de nostalgie, combien les choses ont bien changé par rapport à l’époque de sa jeunesse.

Emmanuelle COINT présente en tant que Conseillère départemental et co-présidente du Pays Beaunois a débuté son propos par évoquer avec gravité les résultats de l'étude menée par Ipsos pour l'association Mémoire traumatique et victimologie révélés en début de ce mois de mars qui montrent que non seulement, la définition du viol reste floue pour de nombreux de nos compatriotes interrogés, mais qu'en plus, la culpabilité ne repose pas, selon eux, entièrement sur l'agresseur.

Après quoi, elle a insisté sur sa volonté de mettre tous les acteurs en réseau notamment grâce au contrat local de santé dont s’est doté le Pays Beaunois. Elle a rassuré les participants de l'engagement du département en la matière notamment avec le dispositif JADE (Jeunes Ambassadeurs des Droits auprès des Enfants), constitué de jeunes, âgés de 18 à 25 ans, engagés en service civique et qui contribuent à des missions d'éducation à la citoyenneté et de prévention des risques d'exclusion en direction des collégiens du département.

La journée a été rythmée par plusieurs temps :

Un premier temps consacré au cadre juridique des violences sexuelles. Que dit la loi ? Que se passe-t’il quand on dépose plainte ? Comment se déroule la procédure ?

Un second consacré à la présentation de l’unité de médecine judiciaire du CHU de Dijon.

L’après-midi, quant à elle, était consacrée aux troubles psychotraumatiques et à la prise en charge thérapeutique des victimes notamment par l'art-thérapie.

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