Manifestation anti tafta anti ceta dijon

Mobilisation contre l’accord de libre-échange CETA

A Dijon, comme un peu partout en France, les citoyens étaient mobilisés pour dire non à la prochaine signature du CETA.

Cet automne, à l’approche de la signature du CETA, traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada par les chefs d’états européens et le Premier Ministre Canadien Justin TRUDEAU le 27 octobre prochain, des actions et des manifestation sont organisées en Europe pour s’opposer à cette signature.

Après l’Allemagne qui a mobilisé 300 000 personnes dans tout le pays, l’Autriche (25 000 manifestants à Vienne) et la Belgique (15 000 personnes à Bruxelles), c’était au tour de la France de se mobiliser ce samedi 15 octobre. A Dijon, le rendez-vous était donné à 10h30 place François RUDE dite du BAREUZAI.

EELV faisait parti des organisations appelant les dijonnais à se mobiliser. Michèle Varney et Olivier Muller, co-secrétaires départementaux du parti écologiste expliquent dans un communiqué de presse que « si les négociations du TAFTA sont embourbées entre les Etats-Unis et l’Union Européenne au moins jusqu’au printemps 2017, le CETA apparaît comme une tête de pont de l’ouverture complète des marchés publics, à l’instar du TAFTA », avant de préciser : « Ces projets d’accord attaquent la protection de l’environnement, de la santé, des salariés et des consommateurs. Ils s’attaquent aux libertés et aux droits fondamentaux ».

En outre ils prédisent qu'en France, le TAFTA conduirait à la destruction de 130 000 emplois et le CETA 45 000 emplois.

Communiqué de presse : Le CETA, cousin du TAFTA, Mobilisation le 15 octobre à Dijon à 10h30

L’accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada, le CETA doit être signé le 27 octobre. Si les négociations du TAFTA sont embourbées entre les Etats-Unis et l’Union Européenne au moins jusqu’au printemps 2017, le CETA apparaît comme une tête de pont de l’ouverture complète des marchés publics, à l’instar du TAFTA.
Ces projets d’accord attaquent la protection de l’environnement, de la santé, des salariés et des consommateurs. Ils s’attaquent aux libertés et aux droits fondamentaux. Pour les écologistes, le cœur des négociations est de savoir qui définit la règle pour l’économie et le vivre-ensemble : les citoyens, les collectivités territoriales, l’Etat, les institutions ou les firmes multinationales ? Il s’agit bien de nos espaces démocratiques qui sont en jeu.
Le TAFTA détruirait 130 000 emplois en France et le CETA 45 000 emplois.
Le CETA abimerait la santé en renforçant les brevets des firmes pharmaceutique européennes au détriment de la politique canadienne en faveur des médicaments génériques.  Le CETA mettrait en danger les élevages européens de bœuf et de porc en octroyant au Canada des quotas d’importations de viande.
Nos réglementations environnementales et sanitaires sont menacées avec les traités transatlantiques puisque ni le Canada, ni les Etats-Unis ne reconnaissent le principe de précaution.
Ces exemples montrent aussi la contradiction entre le CETA et la lutte contre le changement climatique. Ainsi, la Commission européenne a d’ores et déjà acté, sans pénalité environnementale, l’importation de carburants canadiens issus de très polluants sables bitumineux, ce qui peut constituer une forme de cheval de Troie pour l’extraction des gaz de schistes en France.
Par ailleurs, en libéralisant les marchés publics, le CETA limite la capacité des Etats et des Régions à les utiliser pour relocaliser une partie de l’économie, à encourager les entreprises engagées dans le développement durable, à faire vivre les territoires avec des emplois de qualité.
Ces derniers jours, la pression continue à monter contre le CETA. Ainsi, José Bové, député européen écologiste, a été refoulé du Canada, alors qu’il s’y rendait pour prendre part aux mobilisations aux côtés des syndicats et de la société civile canadienne.
C’est pourquoi EELV21 appelle à la mobilisation du 15 octobre pour des choix de société transparents tournés vers la lutte contre le changement climatique, la solidarité et la justice sociale.


Michèle VARNEY et Olivier MULLER

 

 

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