Rassemblement universite dijon 29092016

Journée de mobilisation à l'université de Bourgogne

Alors qu'un Conseil d'Administration se tenait à l'université de Bourgogne, des étudiants et personnels ont manifesté leur inquiétude sur l'avenir de l'université dans un contexte budgétaire tendu.

Étudiants et enseignants de l'université de Bourgogne se sont rassemblés en nombre ce jeudi 29 septembre sur l'esplanade Erasme pour exprimer leur inquiétude par rapport aux restrictions budgétaires qui se traduisent par une baisse des heures de cours. Les étudiants sont également inquiets sur une future hausse des droits d'inscription. Pour eux, c'est l'avenir de l'université qui est en jeu. Suite au rassemblement sur l'esplanade Erasme, des manifestants ont empêché la tenue du Conseil d'Administration de l'université. Si les avis divergent sur la méthode, l'UNI et l'UNEF sont d'accord sur un point : Le président de l'université, Alain BONIN, doit revoir sa copie ! Le syndicat Associatifs & Indépendants, quant à lui, relate la perturbation du conseil d'administration de l'université et condamne « toute tentative ultérieure de blocage du bâtiment où se tiendrait le conseil d'administration (dont l'UNEF a appelé à la reconduction) ou toute tentative de blocage d'un bâtiment universitaire en général, telle que proposée par d'autres étudiants, qui occasionnent par ailleurs des dégradations  » ainsi que « les insultes (dont certaines racistes) et agressions physiques dont fut victime l'équipe présidentielle ».

Communiqué de presse de l'UNI Bourgogne

Budget de l’université de Bourgogne : Alain Bonnin doit prendre ses responsabilités !

Ce jeudi 29 septembre devait avoir lieu le Conseil d’Administration de l’Université de Bourgogne. Depuis la rentrée, les professeurs, personnels et étudiants observent la fermeture de certaines filières et la réduction des heures dans d’autres. L’exemple le plus concret est la fermeture de la licence lettres classiques mais aujourd’hui toutes les formations sont menacées par le manque de moyens.
Au final, le Conseil d’Administration où devait se tenir un débat d’orientation budgétaire a été annulé suite à l’intrusion violente de militants de l’UNEF, d’extrême gauche et d’anarchistes.
Nous condamnons ces violences inacceptables envers le Président et les bâtiments de l’Université.
Cependant, le Président de l’Université Alain Bonnin doit agir et ne pas se contenter de compter sur les dotations de l’Etat au lieu d’aller chercher des financements ailleurs ! Sa gestion du budget manque de courage et d’ambition. Au final, si les frais de scolarité n’augmentent pas (encore), Alain Bonnin a choisi de sacrifier les formations moins demandées ou les moins prestigieuses.
L’UNI ne soutient pas ces choix « stratégiques » qui nuisent à la réputation de l’Université de Bourgogne et aux conditions d’études de ses étudiants.
Nous apportons des solutions concrètes pour résorber le déficit. Laisser la possibilité aux entreprises, aux particuliers, de financer les universités est une nécessité ! Le débat sur la sélection doit aller plus loin, c’est la seule option pour la maitrise des finances et pour le maintien des formations.

Communiqué de Solidaires étudiant.e.s Dijon contre les coupes budgétaires et les violences à l'université de Bourgogne

Coupes budgétaires et coups de poing sur les étudiant.e.s à la fac de Dijon.

Ce jeudi 29 septembre 2016, les étudiant.e.s, accompagné.e.s de salarié.e.s de la faculté, ont décidé de se faire entendre en envahissant le conseil d’administration (CA), afin de dénoncer les coupes budgétaires et les fermetures dissimulées et progressives de filières !
Dans son fonctionnement, le CA de l’université de Bourgogne – qui se prétend démocratique – n'a jamais pris en compte les revendications légitimes et concrètes des étudiant.e.s et du personnel. Si des étudiant.e.s et membres du personnel y siègent, ils et elles y sont entravé.e.s par la présence de membres d'associations diverses « représentatives » se voulant apolitiques. Le sont-elles réellement ? On peut en douter lorsque l'on sait le soutient qu'elles apportent à la politique de la présidence universitaire qui est tout sauf neutre, allant jusqu’à accueillir l’université d’été du MEDEF.
Dans ce contexte, les étudiant.e.s et les salarié.e.s ont souhaité instaurer un rapport de force par le nombre pour demander des réponses réelles au président Alain Bonnin. Et c’est celui-là même qui proposa de continuer l’échange dans l’amphithéâtre Galilée (à proximité de l'esplanade Érasme). Il est assez rare que le « pris en otage » choisisse le lieu de sa prétendue détention.
Bien au contraire, c'est la mission émancipatrice – but premier de l’Université – qui est prise en otage par les gouvernements successifs et par les multiples personnes qui, comme M. Le Président de l’Université, participent en conscience à une gestion mathématique, financière et inhumaine de milliers d’étudiant.e.s et de salarié.e.s.
Les échanges dans l’amphi Galilée furent limités par une surdité aux questions et inquiétudes légitimes de la jeunesse et des salarié.e.s. M. Bonnin fit preuve d’une arrogance certaine et d’un dédain volontaire face à des vérités criantes.
À tel point, que ne souhaitant plus faire face à ses responsabilités, la présidence décida de partir. Les agents de sécurité, ainsi que quelques salarié.e.s de la faculté, sont intervenu.e.s avec violence, en portant des coups – y compris sur une étudiante – pour permettre l'évacuation du président. Président dont la sécurité physique n’était aucunement menacée.
Solidaires étudiant.e.s pointe du doigt une violence inadmissible. Nul ne peut accepter un tel comportement, de la part de certains salarié.e.s et agents de sécurité employés par l’université.
Nous dénonçons les coupes budgétaires comme nous dénonçons le climat extrêmement tendu qui règne actuellement sur l'ensemble du campus.
Solidaires étudiant.e.s demande, comme beaucoup d’étudiant.e.s présent.e.s aujourd’hui, la proposition d'un budget remplissant les missions de l'Université, la démission du président Alain Bonnin et la dissolution du conseil d’administration.
Nous invitons l’ensemble des étudiant.e.s et salarié.e.s de la faculté à se mobiliser dans les prochains jours, et ce jusqu’à ce que nos revendications soient enfin écoutées et entendues.

21000 Dijon manifestation Université