Elevage de poules

Grippe aviaire : passage en risque élevé sur l’ensemble du territoire métropolitain

Plusieurs cas de grippe aviaire ayant été détectés dans des élevages et dans la faune sauvage, le ministère de l'Agriculture a décidé de relever le niveau de risque au niveau « élevé ». Cette modification entraîne la mise en place de mesures spéciales, concernant notamment l'élevage et la chasse.

Le 17 novembre dernier, suite à la découverte de nombreux cas d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N8 chez nos voisins européens (40 cas ou groupes de cas déclarés en Europe à l’époque) dont en Suisse frontalière de la région Bourgogne-Franche-Comté (Doubs, Jura et Territoire de Belfort), le ministre en charge de l’agriculture avait décidé de relever les niveaux de risque sur l’ensemble du territoire national.

Certaines zones du territoire national avaient alors été relevées au niveau de « risque élevé ». En Bourgogne-Franche-Comté, à l’exception du Territoire de Belfort, tous les départements comportaient des zones à niveau de risque élevé concernant 687 communes.

Ces mesures n’ont malheureusement pas permis de stopper la progression de l’épizootie et suite à la découverte de plusieurs foyers dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et en Haute-Savoie (un goéland infecté retrouvé mort dans le port d'Evian), le ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt a décidé de relever le niveau de risque vis-à-vis de la maladie au niveau « risque élevé » sur l’ensemble du territoire national par arrêté du 5 décembre 2016.

Le risque « risque élevé » entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées, à savoir :

– l’obligation de confinement ou de pose de filets permettant d’empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles (sauf dérogation précisée par arrêté) et toutes les basses-cours (sans dérogation possible) ;

– l’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, et en particulier des marchés de volailles vivantes.

Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en œuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’eau (oiseaux de la faune sauvage susceptibles d’être infectés par l’influenza aviaire) et entre volailles issues de différents élevages ;

– l’interdiction de lâchers de gibiers à plume sur tout le territoire national. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions, tout comme l'utilisation des appelants.Enfin, le ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt a rappelé par communiqué de presse du 6 décembre 2016, qu’en parallèle de ces dispositions, des mesures de biosécurité strictes doivent être respectées dans toutes les exploitations de volailles et par toutes les personnes susceptibles de rentrer dans les élevages de volailles du territoire national. La gestion de ce nouvel épisode d’influenza aviaire dépend de la mobilisation et de l’engagement de tous les acteurs du secteur.

Plus d'infos

Pour tout renseignement sur les mesures de protection des élevages, des fiches techniques élaborées en partenariat avec la Société Nationale des Groupements Techniques Vétérinaires (SNGTV), la DGAL Direction Générale de l’Alimentation (DGAL) et les professionnels, sont disponibles sur le site de l’Institut Technique de l’Aviculture ( ITAVI) http://influenza.itavi.asso.fr/

Pour les modalités permettant d’instruire les demandes de dérogation, les contacts sont :

DDPP 21 : 03.80.29.42.29 / ddpp@cote-dor.gouv.fr ;

DDCSPP 58 : 03.58.07.20.30 / ddcspp@nievre.gouv.fr ;

DDPP 71 : 03.85.22.57.00 / ddpp@saone-et-loire.gouv.fr ;

DDCSPP 89 : 03.86.72.69.00 / ddcspp@yonne.gouv.fr ;

DDCSPP 25 : 03.81.60.74.60 / ddcspp@doubs.gouv.fr ;

DDCSPP 39 : 03.63.55.83.00 / ddcspp@jura.gouv.fr ;

DDCSPP 70 : 03.84.96.17.18 / ddcspp@haute-saone.gouv.fr ;

DDCSPP 90 : 03.84.21.98.50 / ddcspp@territoire-de-belfort.gouv.fr

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