Relaxe pour les 8 syndicalistes de Goodyear

  • Par CGT21
  • Le 29/01/2016

Soutien goodyearHuit ex-salariés de l'usine Goodyear d'Amiens ont été condamnés à 24 mois de prison dont 15 avec sursis. La CGT demande leur relaxe.

Le mardi 12 janvier 2016, le Tribunal d’Amiens a rendu son jugement concernant nos huit camarades « ex Goodyear » poursuivis par le Procureur de la République pour « séquestration ».

Le Procureur de la République a décidé de poursuivre nos huit camarades, alors même que l’entreprise avait abandonné toutes les plaintes. Le juge a pris la décision de suivre le Procureur de la République en condamnant huit représentants des salariés de Goodyear à vingt-quatre mois de prison dont neuf mois fermes, avec cinq années de mise à l’épreuve.

Après les affaires judiciaires des « Cinq de Roanne », des « Cinq d’EDF-GDF », l’Inspectrice du Travail à Annecy poursuivie par Téfal et condamnée, des salariés d’Air France mis en garde à vue, une nouvelle étape a été franchie avec ceux de Goodyear. C’est la première fois depuis un demi-siècle que des peines de prison ferme sont retenues contre des syndicalistes pour avoir participé avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

Lors de ce jugement, il ne fut jamais question de cette violence patronale, celle dont on ne parle jamais. Cette violence qui supprime plus de 1000 emplois, cette violence à l'égard de ces mille familles à qui l'on dit un jour qu'elles ne représente plus rien, la violence poussant 3 salariés à se donner la mort après leur licenciement, des centaines de vie déchiquetées, broyées par le divorce ou la dépression.

Par contre, toutes les plaintes des élus CGT Goodyear pour que le droit du travail, la santé des salariés soient respectés, ont été déposés au commissariat, transmises au Procureur de la République, mais mises au panier et classées sans suite.

Alors, après les syndicalistes de Roanne, d’ EDF, d’ Air France et GOODYEAR... à qui le tour ?

Certains sont sanctionnés pour avoir manifesté dans la rue. Certains sont poursuivis pour des raisons de pure opportunité, d’autres enfin sont sanctionnés pour avoir exprimé une colère sociale accumulée à force d’injustices et de déni de leurs droits à vivre dignement notamment en voulant préserver leur emploi.

Ces femmes, ces hommes, se voient aujourd’hui jugés, condamnés, stigmatisés, alors même que l’action collective, l’engagement citoyen est plus que jamais nécessaire pour défendre notre contrat républicain, l’égalité des droits et l’intérêt général.

Déjà 147 571 pétitions signées partout en France demandant la relaxe des huit syndicalistes.


MOUREY Sandrine
Secrétaire Générale
de l'UD CGT Côte d'Or

 

Pour signer la pétition : www.change.org/p/françois-hollande-l-appel-des-goodyear

Un rassemblement est prévu ce 4 février de 12h à 14h place de la République à Dijon. Ce rassemblement sera suivi par une manifestation jusqu'à la préfecture pour remettre les premières pétitions.