Gerard filoche talant 1

« Rien de grand ne s’est fait sans militants et sans unité »

Gérard FILOCHE, membre de l’aile gauche du parti socialiste était mardi soir à Talant pour défendre l’organisation d’une primaire ouverte à gauche, seul moyen, selon lui, de se débarrasser de François HOLLANDE, et de remporter les prochaines présidentielles en s’appuyant sur le mouvement social né de la lutte contre la Loi travail EL KHOMRI.

Une cinquantaine de militants, pour la plupart des déçus du quinquennat de François HOLLANDE, s’étaient donnés rendez-vous ce mardi soir pour écouter Gérard FILOCHE, ancien inspecteur du travail, opposant de la première heure à la Loi Travail :

Quand j’ai eu le projet de loi en janvier de l’année dernière - on me l’a passé un peu en douce comme ça - dans sa première version, j’ai cru que c’était un faux tellement que c’était invraisemblable que ça sorte de la gauche.

confie-t’il à l’assistance avant d’expliquer comment, suite à la catastrophe de Courrières en 1906, Clémenceau a créé le ministère du travail contre le ministère de l’économie.

Après être revenu longuement sur tout le mal qu'il pense de la Loi portée par la ministre Myriam EL KHOMRI et la nécessité de protéger le code du travail, le ténor s’est attaqué au plat de résistance : les élection présidentielles avec l’organisation d’une primaire ouverte à gauche, pour écarter François HOLLANDE dès cette étape :

proposer des grandes primaires aide à ce qu’il ne soit pas candidat (...) si on organise des grandes primaires, on dissuade Hollande d’y venir, et si par malheur il y venait quand même il serait battu

explique-t’il.

Reste le cas Mélenchon :

Alors moi je vais vous dire une chose, (...) si il y a une poussée pour des primaires et qu’une majorité de la gauche y participe, il devra revoir sa position, pas pour le mettre au pied du mur, mais parce qu'il ne pourra faire autrement : si l’aspiration unitaire c’est de dire c’est comme ça qu’on passe et que la seule façon de ne pas perdre et d’être évacué avant le deuxième tour c’est d’avoir un candidat unique, s'il s’y refuse, il va passer de 12% d’intention de vote à 2% comme POUTOU. Et s’il ne s’y refuse pas, il peut se présenter aux primaires et il peut les gagner en plus.

Si la gauche parvient à s'entendre sur une candidature unique aux prochaines élections présidentielles, Gérard FILOCHE se dit confiant :

Le salariat, ceux qui se sont battu contre la loi EL KHOMRI sont assez militants et déterminés pour finalement donner le visage d’une majorité de gauche qui existe en France.

Au-delà d’un candidat unique de la gauche, il faut également un projet commun. Gérard FILOCHE propose en tout premier lieu la revalorisation du SMIC à 1800 € :

Alors qu’on ne me raconte pas que c’est impossible à faire : le SMIC quand il a été augmenté de 33% en juin 68 ça a fait du bien aux entreprises

indique-t’il. Autre mesure, la retraite à 60 ans :

“Qu’est-ce que c’est que cette histoire de retraite à 65 ou 70 ans quand on a 6 millions de chômeurs ?

ainsi que la réduction du temps de travail :

on va à 32h, on va à 30h, et s’il le faut on passera à 28h et à 24h si la numérisation le permet à ce point (...) effectivement ce n’est pas ce que Juppé-Sarkozy veut mais c’est ce que nous voulons.

Enfin le candidat aux primaires ouvertes de la gauche a exprimé son souhait d’un salaire maxima aux alentours de 15 à 25 fois le SMIC :

vous imposez l’idée de la répartition des richesses par cela, c’est une idée très très forte.


Reste à voir si Jean-Christophe CAMBADÉLIS accepte cette idée de primaires ouvertes de la gauche... à suivre...

PS Talant présidentielles 21240 Gérard FILOCHE