Remi delatte prison

Rémi DELATTE réclame plus de moyens pour les prisons

A l’issue d’une visite à la maison d’arrêt de Dijon, le député de la Côte-d’Or, Rémi DELATTE a réclamé la construction de nouvelles places de prison ainsi que plus de moyens pour les personnels pénitentiaires.

La loi du 15 juin 2000 renforçant la protection de la présomption d’innocence et les droits des victimes a autorisé les députés et sénateurs à visiter à tout moment les locaux de garde à vue, les centres de rétention, les zones d’attente et les établissements pénitentiaires. Ce droit a été étendu par la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, aux parlementaires européens élus en France. La loi du 17 avril 2015 élargit ce droit de visite aux centres éducatifs fermés. Depuis qu’il est député, Rémi DELATTE exerce régulièrement ce droit pour visiter la maison d’arrêt de Dijon, ce qu’il vient de faire ce jeudi 8 septembre. Il a ainsi pu faire connaissance avec Joseph COLY, le nouveau directeur  nommé en avril dernier.

À l’issue de cette visite de deux heures, Rémi DELATTE a souhaité rencontrer la presse. Au cours de cet échange, il nous a signifié son désir de voir plus de moyens affectés à l’administration pénitentiaire. S’il se réjouit du recrutement programmé de 2 500 surveillants supplémentaires il regrette l’arrêt par François HOLLANDE sous l’influence de sa garde des sceaux du plan de construction de 10 000 places supplémentaires. Toujours en terme de moyens, il souhaite la revalorisation des traitements des personnels.

Il s’est félicité de la présence au sein de la maison d’arrêt de Dijon de chantiers écoles qui permettent aux détenus d’apprendre un métier tout en participant à la rénovation de l’établissement.

Compte tenu de l’actualité, il est revenu longuement sur le djihadisme et souhaite que les personnes qui ont fait allégeance à l’Etat Islamique fasse l’objet d’une obligation de quitter le territoire national ou placé en rétention : « En tant qu’élus notre premier devoir est de protéger la population ». En outre, il souhaite que les prisons soient véritablement étanches et qu’en son sein le prosélytisme soit impossible. Par contre, il estime que le placement de toutes les personnes fichées « S » sous bracelet électronique est non seulement techniquement impossible mais sûrement inefficace.

Rémi DELATTE