La politique sociale du Conseil départemental critiquée par l'opposition

Suite à la tenue ce matin de la commission permanente du Conseil départemental de la Côte-d'Or, le groupe des Forces de Progrès réagit à la baisse des financements concernant plusieurs maisons de retraite. De manière plus globale, l'opposition départementale critique la politique de l'institution en matière sociale.

Commission permanente du Conseil départemental : les Forces de Progrès pour plus de justice !

« Aujourd’hui,  lors de la commission permanente de la Côte-d'Or, l’examen des conventions de financement avec plusieurs maisons de retraite médicalisées a été éloquent : -40000€ pour l'établissement qui regroupe "Les Bégonias", "Les Marguerites" et "Le port du canal"  (3 maisons de retraite dijonnaises sur 3 sites différents), -90000€ pour "La Providence",… Comme pour l’EHPAD de Semur-en-Auxois en octobre dernier, alors que l’Etat et l’Agence Régionale de Santé apportent des moyens nouveaux pour les prochaines années, le Département trouve des raisons de ne pas augmenter sa participation, voire de la diminuer. Nous ne pouvons pas accepter une telle démission ! Apres l’instauration d’un « quota » de pauvres dans les maisons de retraite, M Sauvadet et sa majorité aggravent la pénurie pour les aînés de la Côte-d’Or. Nous avons voté contre ces propositions et nous avons demandé que ces financements deviennent une priorité politique. 

Pour une autre compétence essentielle, la conduite de la politique de protection de l’enfance, la concertation et le dialogue sont demandés depuis longtemps et sans succès. Par trois fois en effet depuis le 1er janvier 2015, les Maires de Dijon, Chenove, Quetigny et Longvic ont écrit au Président du Conseil départemental pour le solliciter afin qu’il engage une concertation sur la prévention spécialisée. Aucune suite n’a été donnée à ces demandes répétées et justifiées, le département étant le premier financeur de ces actions. Sans concertation préalable ni coordination, le Président informait il y a quelques jours les maires concernés qu'il allait baisser la participation financière départementale en 2016.  Et ce, alors que  la politique du département dans ce dossier avait été sévèrement pointée par la Chambre régionale des comptes comme  par  l’IGAS en 2014, qui relevaient les incohérences des choix dictés par les seules contraintes budgétaires et imposés dans l’ignorance des besoins réels.

Cette démission du champ des responsabilités et des missions sociales  est  chronique en Côte-d'Or sous la présidence de M Sauvadet. On pourrait multiplier les exemples et citer ainsi le Fonds de Solidarité Logement, qui est épuisé depuis le 1er octobre 2015 : plus aucune garantie ne peut être accordée aux locataires qui en font la demande, faute de crédits suffisants abondés par le département.

Face aux enjeux, notre devoir est bien de veiller à une plus juste répartition des aides du Conseil départemental.  Les élus des Forces de Progrès feront des propositions dans ce sens lors de la prochaine session budgétaire. »

Colette POPARD,
Président du groupe des Forces de Progrès
Conseillère départementale.

Pour en savoir plus : www.forcesdeprogres.net

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