Débat d’orientations budgétaires : une autre voie est possible

La session qui s'est tenue aujourd'hui était principalement consacrée à l'examen des orientations budgétaires de la collectivité pour l'année prochaine. Colette POPARD, Présidente du Groupe des Forces de Progrès, réagit au maintien de ce débat sur les orientations budgétaire comme habituellement en novembre alors que les conséquences de la loi NOTRe ne sont pas clairement identifiées.

" La traditionnelle session consacrée au débat d’orientations budgétaires, tenue ce jour, s’est ouverte sur un temps de recueillement en hommage aux victimes des attentats de Paris. Parce que face à ces évènements, nous avons le devoir de ne pas arrêter le fonctionnement de nos institutions et de notre démocratie, nous avons présenté les orientations que nous souhaitons voir mises en œuvre en Côte-d’Or.

Alors qu’une majorité de départements français, de droite comme de gauche, a décidé de décaler le vote de leurs budgets au premier trimestre 2016, afin de prendre en compte les évolutions de compétences issues de la loi NOTRe. Nous nous sommes interrogés sur le calendrier suivi par la majorité et son Président. Comment établir un budget sincère sans connaître les contours exacts de nos missions ? Il aurait été plus prudent de mesurer les impacts des récentes modifications législatives.

Quoi qu’il en soit, la situation financière issue de la gestion UDI-LR est inquiétante : diminution de l’épargne brute, augmentation de la dette, dégradation importante de la capacité de désendettement. Tous ces indicateurs sont au rouge.

C’est pourquoi nous avons proposé que le département se recentre d’abord sur ses compétences premières pour les assumer pleinement et ainsi répondre aux besoins des Côte-d’Oriens et des Côte-d’Oriennes. Si le Président du Conseil départemental trouve des moyens pour assumer des compétences non-obligatoires, il doit en trouver pour ce qui est essentiel.

En ce sens, nous avons rappelé les besoins existants pour les personnes âgées, les sapeurs-pompiers, la prévention spécialisée, les collèges, ou encore le développement durable…

Nous préférons un département qui assume pleinement ses compétences obligatoires de solidarité et qui joue son rôle d’amortisseur des crises, plutôt que de continuer le saupoudrage, le clientélisme et la folie des grandeurs. A l'évidence nos choix ne seraient pas les mêmes que ceux de la majorité UDI-LR. Nous aurons donc l'occasion de soumettre des amendements lors du vote de notre budget en décembre prochain ".

 

Colette POPARD
Présidente du Groupe des Forces de Progrès
Conseillère départementale

Conseil départemental Colette Popard Groupe des forces de progrès