Emmanuel macron

Réaction de Régis PENNEÇOT à la candidature d'Emmanuel MACRON

Le président de la délégation Côte-d’Or de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat Interdépartementale, Régis PENNEÇOT, a tenu à réagir suite à l’annonce de la candidature à la présidentielle d’Emmanuel MACRON dans un CFA ce 16 novembre 2016 à Bobigny.

Je souhaite réagir à l’annonce de la candidature d’Emmanuel Macron pour la prochaine élection présidentielle.
Je me garderai de donner un avis sur son programme mais je me réjouis qu’un candidat que l’on annonce comme un acteur majeur des prochaines échéances démocratiques les plus importantes pour notre pays se dévoile dans un Centre de formation des apprentis (CFA) préparant aux métiers de l’artisanat. Voilà une belle reconnaissance l’apprentissage, une voie de formation aujourd’hui encore très loin d’être reconnue à sa juste valeur par nos décideurs alors même qu’elle s’avère particulièrement performante.
L’apprentissage, la solution est sous nos yeux », affirmait l’été dernier, à juste titre, une campagne nationale du Fond National de Promotion et de Communication de l’Artisanat. Alors que le chômage en général et celui des jeunes en particulier ne cesse de progresser, pourquoi nos responsables politiques ne favorisent-ils pas le développement de l’apprentissage ? Ne savent-ils donc pas encore que 80% de ceux qui se sont engagés dans cette voie de formation ont trouvé un CDI dans les 3 mois après la fin de leur formation ? Emmanuel Macron bien avant son annonce de ce jour regrettait que « les jeunes Français n’aient pas envie de devenir milliardaires ». Sans atteindre de tels sommets, être apprenti aujourd’hui c’est potentiellement être patron demain...
Nous traversons une période « maussade » avec peu d’optimisme dans le futur. Pourquoi n’informe-t-on pas les familles qui s’interrogent sur l’avenir de leurs enfants qu’un apprenti sur deux a créé sa propre boite ? ¨Pourquoi n’est-il pas fait plus la promotion de ces centaines de milliers de porteurs qui chaque année franchissent le pas et décident de créer leur propre entreprise. Eux croient en l’avenir, pourquoi ne pas les citer en modèle ? Ils seront nombreux les candidats, de tout bord à annoncer la nécessité de « maitriser nos dépenses publiques ». Ils affirmeront que « eux présidents » auront le souci de s’assurer qu’un euro d’argent public investi dans nos institution génère plus pour la collectivité. Je leur souffle dès à présent une piste d’économie. Cessons de remplir nos universités de cohortes de jeunes qui pour une majorité d’entre en sortiront sans diplôme ou avec un cursus ne correspondant en rien aux attentes de notre économie. Pour être plus précis encore, il faut rappeler que 46% des étudiants en première année ne passeront pas en deuxième année. Et pire, 1 jeune sur 3 débouchera sur une impasse et sortira du système universitaire après la première année. A cause d’une mauvaise orientation. Pour rappel, 80 % des apprentis obtiennent leur diplôme et sont prêts à intégrer le monde du travail qui les attend...
Quand on fait référence à l’apprentissage, il faut toujours citer l’exemple allemand. Je ferai court à ce niveau «  Chez les jeunes Français, il y a plus de chômeurs que d’apprentis. Chez les jeunes Allemands il y a plus d’apprentis que de chômeurs ». Je vous laisse conclure...
Merci à Emmanuel Macron d’avoir choisi un CFA préparant aux métiers de l’artisanat pour faire sa déclaration. S’il devenait atteindre son objectif, j’espère qu’il se rappellera d’où tout a commencé...

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