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Piétonisation du centre-ville : la diagonale du vide ?

Les élus du groupe d’opposition « Union de la Droite et du Centre » réagissent suite au démarrage des travaux des travaux de piétonisation d'une partie du centre-ville de Dijon.

Les travaux de piétonisation des rues Charrue, Piron, Brulard et Jouffroy, ainsi que de la place des Cordeliers et d’une partie de la Rue Berbisey, débutent cette semaine.
 
Ce sont toutes les habitudes du plan de circulation, de traversée et d’accès du centre-ville qui vont se trouver ainsi bouleversées.

La piétonisation, engagée dès 1973 à Dijon, a fait ses preuves sur certains axes stratégiques du secteur sauvegardé.

Mais cette politique n’a de sens que lorsqu’elle permet la complémentarité de l’ensemble des modes de déplacement : piétons, vélos, voitures,…

Le projet de piétonisation en cours pose trois problèmes auxquels la Municipalité n’a pas apporté de réponse :

- Problème d’accès au parking Dauphine, rendu beaucoup plus difficile et nécessitant un contournement très important. A titre d’illustration, le trajet actuel d’un automobiliste venant de la Place Wilson pour rejoindre le parking Dauphine s’évaluait à 1.2 km soit 4 minutes. A l’avenir, dans le meilleur des cas, il faudra 2.6 km et environ 10 minutes de trajet pour rejoindre cette même destination.

- Traversée du cœur de ville rendue impossible pour les automobilistes

- Encombrement prévisible du secteur Transvaal-Corroyeurs-1er Mai-Arquebuse, notamment pour l’accès à la gare qui sera rendu impossible autrement.

Ces changements se font au prix de grosses perturbations pour les commerçants de ce secteur à qui le Maire impose les décisions sous couvert d’une fausse concertation et pour les habitants dont le quartier devient ainsi inaccessible. Comment assurer l’attractivité du centre-ville dans de telles conditions ?

A cela s’ajoute des choix de matériaux tout à fait contestables, dans l’esprit du « Béton à Dijon » voulu depuis l’origine par François Rebsamen et son équipe. Peu de place à l’esthétique et encore moins au végétal en cœur de ville.

Sans s’opposer au renforcement de la place du piéton au centre-ville, notre groupe défend une autre vision du partage de l’espace. L’une des solutions aurait été la création d’un plateau partagé et aménagé semi-piéton. D’autres villes ont réussi ce défi de concilier tous les modes de circulation au centre-ville, pourquoi pas Dijon ?

 

Anne Erschens, Présidente du groupe « Union de la Droite et du Centre »

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