« Grand Dijon : La cigale et la fourmi »

Réaction du groupe Alliance et projets pour le Grand Dijon après le Débat d’Orientation Budgétaire de la communauté urbaine qui s’est tenu ce jeudi soir.

Le rapport du débat d’orientation budgétaire du Grand Dijon, présenté par son président François Rebsamen jeudi soir, avait tout de la célèbre fable « La cigale et la fourmi », que Jean de La Fontaine avait placée en tête de son premier recueil de Fables pour le jeune dauphin.

Une fois passées toutes les échéances électorales : municipales, départementales et régionales, les masques sont tombés et la vérité est apparue sans fard.

Le constat est édifiant : il manque 15 millions d’euros en 2016 pour financer tout ce qui a été voté au cours des dernières années et des derniers mois. Cette impasse est équivalente à près de 10 % des recettes de fonctionnement.

Le verdict est affligeant : il faut s’attendre à une reprise de l’endettement et à une hausse des taux de fiscalité !

Le groupe Alliance et projets pour le Grand Dijon dénonce l’imprévoyance de l’exécutif, face à des difficultés pourtant parfaitement prévisibles.

Faut-il rappeler que le coût des transports publics est considérable, en raison du tramway mais aussi de la décision concomitante d’acheter 102 bus hybrides, pour renouveler une flotte pourtant en parfait état qui circule encore aujourd’hui dans l’agglomération de Nantes !

Sans se préoccuper de leur financement et de nos mises en garde, le Grand Dijon a lancé récemment toute une série de projets faramineux : la tribune Est du Stade Gaston Gérard (18 M€), le centre de loisirs nautique du Carrousel (18 à 20 M€), le projet « Prioribus » pour donner la priorité à la circulation des bus (entre 15 et 35 M€). A ces projets portés par le Grand Dijon s’ajoutent les
subventions, respectivement 2,7 M€ et 5,5 M€, promises à la ville de Dijon pour la cité internationale de la gastronomie et la rénovation du musée des beaux-arts.

Notre groupe s’oppose catégoriquement à toute augmentation des taux de fiscalité de la taxe foncière, de la taxe d’habitation et de la contribution foncière sur les entreprises (CFE).

C’est pourquoi nous avons invité le président du Grand Dijon à revoir à la baisse les moyens consacrés au logement social et à la politique de la ville (13 M€ par an) et à remettre à plat tous les grands projets d’investissement précités.

Nous lui demandons de faire des choix réalistes pour préserver nos entreprises et nos ménages de nouvelles augmentations d’impôts, qui ne font que déprimer l’activité et l’emploi comme en témoignent les prévisions 2016 en baisse pour la valeur ajoutée et la masse salariale.

Nous regrettons que le président ait réagi aussi vivement à nos propos et décidé d’écourter le débat.

 


Emmanuel BICHOT, président du groupe Alliance et projets pour le Grand Dijon,
Cyril GAUCHER et Chantal OUTHIER

 

 

Grand Dijon Emmanuel BICHOT Cyril GAUCHER Chantal OUTHIER Conseil communautaire communauté urbaine