Fusion des communes : Chiche

Dans ce billet, Hamid EL HASSOUNI, conseiller départemental de la Côte-d’Or, s’exprime au sujet de la fusion des régions.

Rationaliser, mutualiser, fusionner...des verbes anxiogènes qui reviennent avec acuité depuis quelques années avec la crise économique et financière.

Alors à titre personnel, je m'interroge sur un phénomène qui date de 1971 avec la Loi Marcellin : La fusion des communes !

Tendance à la mode, modernisation, ou simplement « instinct de survie » autant de réalité qui remettent à l'ordre du jour des débats institutionnels et politiques...la question de la fusion.

La France compte à peu près 36 600 communes soit l'équivalent la totalité des communes des pays de l'Union européenne. C'est un bel héritage datant de la Révolution lorsque l'assemblée Nationale constituante décréta « qu'il y aurait une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne ».

Les temps ont changé et il convient de regarder de l'avant !

Le mille-feuille des collectivités, les financements croisés… une « usine à gaz » devenue caduque... et au milieu de cela les citoyens s'y perdent en exigeant par ailleurs de la clarté et des services publics de qualité (traitement de l'eau, crèches, entretiens des routes...).

C'est un peu la quadrature du cercle.

Comment être lisible et garantir à nos concitoyens des prestations, un service public de qualité, patrimoine de ceux qui n'en ont pas?

La fusion des communes est une des réponses ! Il ne peut pas y avoir de sujets tabous !

Certaines villes ou villages ont déjà sauté le pas, d'autres négocient lentement mais sûrement... d'autres enfin hésitent ou craignent de perdre leurs prérogatives.

Alors chiche pourquoi pas en Côte d'or ? Et pourquoi ne pas réfléchir à ce scénario au sein de la Communauté urbaine du Grand Dijon ?

Dijon fusionnerait avec Quetigny et Longvic. Nous avons le droit de rêver …

Alors les détracteurs de ce mouvement irréversible accusent les élus/ Maires d'être attirés par les avantages financiers proposés par l'Etat. Mais comment nié qu'aujourd'hui les structures financières des communes sont fragilisées en raison d'une baisse drastique sans précédent des dotations de l'Etat (DGF notamment) ?

Oui les communes nouvelles créées avant le 1er janvier 2016 ont parfaitement compris que leur rapprochement leur seraient bénéfiques et permettaient un maintien de leur dotation pendant trois ans.

Nous devons lancer la réflexion ...pour empêcher l'agonie de communes au bord de l’asphyxie !

 

Hamid EL HASSOUNI
Conseiller départemental

Conseil départemental Hamid El Hassouni Fusion des communes