François SAUVADET : « Chômage : quand ça ne veut pas… »

Après la publication, ce jeudi 17 novembre, des chiffres de l’INSEE sur l’augmentation du chômage en France au cours du troisième trimestre, François SAUVADET, soutien de Nicolas SARKOZY, rappelle à François HOLLANDE et à son fidèle soutien, François REBSAMEN, ancien ministre du travail, que depuis l’élection de mai 2012, loin d’être parvenus à inverser la courbe du chômage comme ils l’avaient promis, ce sont, au contraire, 1,2 million de personnes et de familles supplémentaires qui ont été touchées par la précarité et les difficultés liées au chômage.

Le Président de la République, François HOLLANDE, avait conditionné sa participation à la prochaine élection présidentielle à la réalisation de son engagement d’inverser la courbe du chômage. Or les statistiques publiées jeudi 17 novembre par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ne vont pas vraiment dans ce sens. L’institut indique que le taux de chômage a augmenté de 0,1 point entre le deuxième et le troisième trimestre en France métropolitaine, passant de 9,6 % à 9,7 % soit 31 000 chômeurs de plus sur trois mois.

François SAUVADET, Président du Conseil départemental de la Côte-d'Or, a tenu à réagir suite à la publication de ces chiffres. Rappelons que François SAUVADET, Vice-Président de l’UDI, soutient Nicolas SARKOZY dans le cadre de la primaire ouverte de la droite et du centre.

Communiqué de presse de François SAUVADET, ancien ministre, Président du Conseil départemental de la Côte-d'Or

Chômage : quand ça ne veut pas…

On sait que François Hollande, toujours aussi impopulaire mais de plus en plus esseulé dans son camp, a lié son destin présidentiel à l'inversion de la fameuse courbe du chômage.
Comme les chiffres publiés mensuellement par Pôle emploi sont loin de montrer ladite inversion, le Chef de l'Etat, à l'instar de ses ministres du Chômage consécutifs, Michel Sapin, François Rebsamen et Myriam El Khomri, ont toujours préféré, depuis 2012, mettre en avant les chiffres déclinés chaque trimestre par l'Insee.
Les seuls, selon eux, à être vraiment crédibles et à avoir une résonance internationale. C'est ce qu'ils martelaient quand ils devaient redoubler d'ingéniosité et de langue de bois pour voir un "ralentissement de la hausse" ou une "baisse tendancière s'inscrivant dans la hausse" en commentant, mois après mois, l'envolée du chômage au sens de Pôle emploi.
Toute cette belle théorie est cependant anéantie par les chiffres du chômage, au sens de l'Insee, publiés aujourd'hui. L'institut de la statistique affirme en effet que le taux de chômage a… augmenté de 0,1% entre le 2ème et le 3ème trimestre de 2016 en France métropolitaine. Il est ainsi passé de 9,6% à 9,7%. Soit 31.000 demandeurs d'emploi supplémentaires en un trimestre.
Patatras. D'un coup d'un seul, voilà des mois d'éléments de langage et d'argumentaires élaborés par les éminents technocrates socialistes qui tombent à l'eau.
Si même l'Insee se met au diapason de Pôle emploi pour dire que le chômage augmente, c'est peut-être que le chômage… augmente vraiment ? Il faut se rendre à l'évidence : depuis mai 2012, ce sont quelque 1,2 million de personnes qui sont venues grossir les rangs des demandeurs d'emploi, toutes catégories confondues. Soit 1,2 million de personnes et de familles touchées par la précarité et les difficultés liées au chômage.
Tous les argumentaires du monde ne pourront rien changer à cet état de fait. François Rebsamen a beau marteler, le plus sérieusement du monde, que le chômage a reculé au cours du quinquennat qui s'achève. François Hollande a bel et bien échoué à inverser la courbe du chômage.

François Sauvadet