Maquette cite de la gastronomie

Emmanuel BICHOT au sujet de la Cité internationale de la gastronomie : chacun doit assumer ses responsabilités

Réaction d'Emmanuel BICHOT après l'appel ce jeudi matin de François REBSAMEN envers les chefs d'entreprise du Grand Dijon à faire pression sur l'élu d'opposition pour qu'il retire le recours déposé le 25 mars dernier près le tribunal administratif.

Le maire de Dijon et président du Grand Dijon a réuni ce matin les acteurs économiques de l’agglomération pour leur dire que le groupe d’opposition municipale Agir pour Dijon et son président Emmanuel BICHOT, qui n’étaient pas conviés au demeurant, seraient responsables des retards et difficultés du projet de Cité internationale de la gastronomie. Il a ouvertement appelé les présents à faire pression sur eux pour retirer le recours déposé fin mars 2016.

C’est une manœuvre politique indigne pour se défausser de ses responsabilités et faire porter le chapeau à d’autres. François Rebsamen ne veut pas assumer le pilotage désastreux de ce projet, qui a déjà pris deux ans de retard et soulève encore de nombreuses questions non résolues.

Nous avons découvert au fil des mois que le projet, qui ne devait « pas coûter un euro au contribuable », allait finalement mobiliser près de 30 millions d’euros de fonds publics, y compris le parking silo voté par le Grand Dijon tout récemment. Dans ces conditions, au nom des contribuables de Dijon et du Grand Dijon, nous demandons depuis plus d’un an maintenant de recourir à une procédure de marché public. Il est vrai que le maire de Dijon et président du Grand Dijon est fâché avec ces règles de bonne gestion.

Aujourd’hui, c’est un faux-procès de dire que notre recours auprès du tribunal administratif de Dijon retarderait le projet, et ce pour deux raisons. Tout d’abord, il existe déjà un recours sur le même sujet, déposé auprès du même tribunal par un acteur économique local évincé. Ensuite, les recours ne sont qu’une condition suspensive parmi une vingtaine d’autres, dont celle relative aux cinémas. Chacune de ces conditions suit son propre calendrier, parfois long et aléatoire.

En tout état de cause, le maire de Dijon et président du Grand Dijon doit accepter la démocratie. Soit il est sûr de son droit, et son inquiétude n’a pas lieu d’être. Soit il reconnaît être en tort, et dans cette hypothèse il ferait mieux de repartir le plus vite possible sur des bases solides et juridiquement incontestables.


Pour le groupe d’opposition municipale AGIR POUR DIJON,
Emmanuel BICHOT, président, Chantal OUTHIER et Bernard BONORON

 

François Rebsamen Groupe Agir pour Dijon Emmanuel BICHOT cité de la gastronomie