Francois Rebsamen présente la maquette de la cité de la gastronomie à Stéphane Lefoll (Photo d'archive)

Cité de la gastronomie : communiqué de l’UDI Dijon

Ludovic BONNOT et Franck AYACHE reviennent dans un communiqué sur l’annonce faite par François REBSAMEN du démarrage des travaux de la cité de la gastronomie.

L’interview du Maire de Dijon a été une fois de plus un exercice d’enfumage et d’autosatisfaction dont il a le secret.

Parmi les annonces nombreuses et variées, le plus révélateur a été l’annonce du démarrage des travaux de la cité de la Gastronomie en juin 2016.

Même si le prix de vente n’est pas à la hauteur du prix réel, nous avons appris avec une certaine satisfaction, que le conseil d’administration (CA) du CHU a avalisé le nouveau prix de cession proposé par le Maire. Celui-ci (12.8 M€ net soit 14,2 M€ brut) reste inférieur à la valeur du bien estimé par les domaines mais cet accord constitue une avancée. Face au tollé que le prix initialement proposé avait suscité chez les salariés du CHU, le Maire a été, une nouvelle fois dans ce dossier, contraint de revoir sa copie.

Au passage nous constatons une fois de plus que notre maire a une connaissance très superficielle du droit immobilier (comme du droit du travail d’ailleurs... F.HOLLANDE ne s’y est pas trompé en maintenant J.Y LE DRIAN à son poste de ministre après les régionales alors que....). Si le diagnostic de recherche d’amiante est obligatoire, le désamiantage l’est seulement si la dangerosité ou l’état de conservation de l’amiante le nécessite. C’est alors que la prise en charge du coût du désamiantage est définie contractuellement entre les parties.
A un peu plus d’un an de la présidentielle, La Mairie socialiste va donc procurer une bonne affaire à EIFFAGE destinataire du bien en dernier ressort.

Le projet ne devait rien coûter en argent public. Raison pour laquelle nous nous sommes élevés contre ce prix de cession qui lèse gravement les intérêts du CHU au profit d’EIFFAGE. Nous avions par ailleurs annoncé que sans argent public le projet ne serait pas possible et là aussi nous avions raison.

En effet une annonce passée presque inaperçue lors de la visite du premier Ministre à DIJON confirme notre analyse : l’octroi d’un fonds de revitalisation de la BA 102 de 6 M€ n’est en fait qu’une couverture grossière pour masquer la subvention publique versée à la dite CITE puisque 4,6 M€ iront à la CITE sur les 6 M€ promis par E.VALLS.... Et pour couronner le tout, comme un cadeau d’adieu, F.PATRIAT, dernier président de la défunte Région Bourgogne a promis lui aussi une enveloppe de 5M€ à destination de la dite « Cité de la Gastronomie ».

Ces 12 M€ de fonds publics ne seront pas inutiles pour boucler financièrement le projet. Malgré tout cet argent promis, toutes les interrogations quant au projet lui-même que nous avions soulevées demeurent :

  • Qu’en est-il du recours du concurrent évincé ? L’attribution du marché à EIFFAGE posant de nombreuses questions, ce recours en cas de succès pourrait obliger à reprendre le dossier de ce projet à zéro ou entrainer une indemnité conséquente pour divers préjudices....
  • l’estimation de fréquentation donnée par l’équipe municipale (1 million de visiteurs par an) repose pour moitié, sur la présence d’un multiplexe cinématographique. Compte tenu des règles d’ouverture de nouvelles salles et de la surcapacité actuelle à DIJON, cela implique la fermeture de l’OLYMPIA et peut-être du DARCY. A ce jour aucune réponse claire ne nous a été fournie.
  • Enfin, plus généralement, entre les projets en cours d’aboutissement (CITE de la GASTRONOMIE à LYON et l’Hôtel de la Marine à PARIS) et la Cité du Vin à BEAUNE, qui reposent sur de vrais projets cohérents et structurés, quelle sera la place de cette CITE de la GASTRONOMIE de Dijon ? Avec plus de 2 années de retard, ne sera-t-elle pas au final, seulement un formidable projet immobilier pour EIFFAGE et un gouffre pour le contribuable dijonnais appelé, n’en doutons pas, une nouvelle fois à la rescousse ?

Ludovic BONNOT Franck AYACHE

 

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