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Alstom annonce la fin du site de Belfort

La direction d'Alstom a annoncé aujourd'hui qu'elle entendait fermer son usine de Belfort d'ici à deux ans : un coup dur pour l'industrie régionale.

C'est un coup dur pour l'industrie régionale. La direction du site belfortain d'Alstom a annoncé au personnel ce mercredi en début d'après-midi la fermeture d'ici à 2018 des branches production de trains et ingéniérie. Les services s'occupant de la maintenance sera quant à eux préservés, soit environ 80 personnes sur les 480 personnes employées par l'usine.

Selon la direction, tous les salariés concernés par cette fermeture se verront proposer un emploi dans une autre usine du groupe, notamment celle de Reichshoffen.

Actuellement, Alstom Transport compte 12 sites en France et anticipe d'ici 2018 une baisse de sa production de l'ordre de 30% et adapte ainsi son outil industriel.

François SAUVADET, Président du groupe de l’Union des Républicains, de la Droite et du Centre du Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, a réagi à cette annonce par un communiqué de presse dans lequel il demande à la Présidente PS du Conseil Régional de mettre en oeuvre rapidement des outils efficaces au service des entreprises de la région : « Les Bourguignons et les Francs-Comtois en ont assez des incantations et des regrets, ils veulent des actes ».

Communiqué de Presse

La direction d'Alstom a annoncé aujourd'hui qu'elle entendait fermer son usine de Belfort d'ici à deux ans.
C'est un énorme coup dur pour l'économie belfortaine et, au-delà, pour tout le tissu industriel de Bourgogne-Franche-Comté. Le site Alstom Transport de Belfort emploie en effet quelque 500 personnes et, une fois que la restructuration annoncée sera finalisée, il ne devrait rester sur place qu'une centaine de salariés.
Mes premières pensées vont donc naturellement vers les 400 salariés concernés par la perte de leur emploi à très court terme.
Cette restructuration est notamment la conséquence du choix de la compagnie ferroviaire Akiem de commander 44 locomotives au groupe allemand Vossloh plutôt qu’à Alstom. Un marché de 140 millions d'euros qui a échappé à Alstom fin août et qui a donc contraint la direction de l'industriel français à prendre cette regrettable décision.
On se rappelle que, fin août, Marie-Guite Dufay, présidente du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, avait dit "déplorer" la perte de ce marché par le groupe Alstom. Et ce malgré le "soutien appuyé" de l'élue socialiste en faveur de l'entreprise belfortaine auprès d'Emmanuel Macron, encore ministre de l'Economie, et de Guillaume Pépy, patron de la SNCF.
Maintenant que le pire est arrivé, je ne peux, moi-aussi, que déplorer cette incapacité à endiguer les fermetures et restructurations d'entreprises qui se multiplient sur tout le territoire de la grande région.
Quand on interroge Marie-Guite Dufay sur les moyens dont dispose la Région pour assurer la compétence économique que la loi lui a transférée, elle nous renvoie inlassablement vers le futur Schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation, le fameux SRDEII, régulièrement présenté comme le sésame pour un développement économique régional prospère. Sauf que ce SRDEII est, pour l'instant, un serpent de mer.
On en parle beaucoup, on l'invoque, on en promet monts et merveilles, mais huit mois après l'arrivée du PS à la tête du conseil régional, on ne voit toujours rien venir.
Il faut impérativement accélérer le mouvement. Aller plus vite et se doter très rapidement d'outils efficaces au service de nos entreprises.  Notre beau territoire est en difficulté. Les Bourguignons et les Francs-Comtois en ont assez des incantations et des regrets, ils veulent des actes.

Crédit photo : Stefano F (CC BY-NC-SA 2.0)

conseil régional François Sauvadet