Suites judiciaires de l’explosion de Dijon

L’homme suspecté d'avoir détruit un immeuble à Dijon vendredi dernier en tentant mettre fin à ses jours pourrait être amené à répondre de son geste devant les assises.

Vendredi dernier un homme âgé d’une cinquantaine d’années désirant mettre fin à ses jours, vraisemblablement après une rupture amoureuse, aurait détruit dans son geste un immeuble de 26 logements dans le secteur de la gare. Dans un communiqué de presse, le procureur de la République de Dijon, Marie-Christine TARRARE, indique que trois personnes sont encore hospitalisées (dont la personne suspectée d'être à l'origine de l'explosion), mais aucune d'elle ne se trouve désormais en état d'urgence absolue.

Suite à cette explosion, Marie-Christine TARRARE, indique, en outre, que dès demain, sera ouverte une information judiciaire des chefs de destructions volontaires par moyen dangereux ayant entraîné des ITT inférieures et/ou supérieures à 8 jours : faits de nature criminelle donc passible de la cour d'assises. Les peines encourues sont les suivantes :  15 ans de réclusion si ITT inférieure ou égale à 8 jours, 20 ans si supérieures à 8 jours, outre 150 000 euros d'amende. Un juge d'instruction sera désigné pour poursuivre les investigations.

L’état de santé de l’homme suspecté d’être à l’origine de l’explosion n'a pas permis, pour le moment, aux enquêteurs de procéder à son audition. Cette personne est hospitalisée à Metz, dans un service pour grands brûlés.

De nombreuses victimes de préjudices matériels périphériques sont encore à identifier.

L'ADAVIP (Association Dijonnaise Aide Victimes Infractions Pénales) a été mandatée par le parquet pour intervenir auprès des victimes et leur proches pour leur apporter conseils juridiques et soutien psychologique.

Dijon Marie-Christine TARRARE 21000