Panneau cour margot

Chenôve bâtit son centre-ville

Il y a 20 ans, Roland CARRAZ lançait la première étude de renouvellement urbain. Aujourd’hui le renouvellement urbain est en route. Demain, la ville aura un vrai centre-ville et son maire actuel, Thierry FALCONNET, promet qu’Il fera bon habiter Chenôve et « profiter d’un environnement urbain renouvelé et apaisé ».

Lancement cour margot chenove

La semaine dernière, au terme dix mois de négociations parfois âpres, Thierry FALCONNET, maire de Chenôve entouré de Michel RENAULT représentant le promoteur SCCV « Les pressoirs », Pierre PRIBETICH, 1er vice président du Grand Dijon et président de la SPLAAD (Société Publique Locale Aménagement de l’Agglomération Dijonnaise), accompagné de Thierry COURSIN son Directeur Général, en la présence de plusieurs membres de son équipe municipale dont Bernard BUIGUES, son adjoint chargé de la politique de la ville et de la cohésion sociale, organisait, une conférence de presse à l’occasion du lancement des premiers travaux de terrassement de la résidence Cour Margot, et avec eux, le début de l’aménagement de l’ilot A et B de la ZAC centre-ville, opération phare de la mutation urbaine de Chenôve, dans le cadre du Programme National de Renouvellement Urbain.

Thierry FALCONNET a tout d’abord tenu à rendre hommage à ses prédécesseurs, à savoir Roland CARRAZ qui a lancé la première étude de renouvellement urbain en 1996 et Jean ESMONIN qui a mené le travail de renouvellement urbain à partir de 2005 visant à désenclaver le quartier du Mail, à rééquilibrer et diversifier l’offre de logement entre l’accession à la propriété et le logement locatif. Il a également remercié le président du Grand-Dijon, François REBSAMEN, « qui a été décisif notamment dans la dernière phase, la phase de déblocage du seuil qu’il nous fallait atteindre pour déclencher l’opération ».

C’est un projet que le maire de Chenôve suit tout particulièrement depuis sa prise de fonctions le 21 septembre dernier.

L’idée de la ZAC centre-ville est de transformer Chenôve et de doter la commune d’un véritable centre-ville. Dans ce cadre l’Hôtel de Ville sera rénové : « ce n’est pas l’esprit dérangé des élus qui se construisent un palais somptuaire » a indiqué le premier édile mais la nécessité de rénover un bâtiment, véritable passoire énergétique, qui n’a subit aucun travaux de cet ordre depuis les années 70. C’est aussi l’idée d’ouvrir la maison commune sur la ville avec une cour d’honneur.

L’un des objectifs de la ville de Chenôve est de reconquérir de la population perdue ces dernières années du fait des déconstructions de barres HLM. Pour cela, la municipalité s’est engagée dans un vaste programme de redynamisation de la construction tout en mettant l’accent sur la diversification et l’accession à la propriété : « Nous assumons notre place et notre rôle de commune de l’entrée sud de l’agglomération » indique le Maire, pour qui, Chenôve doit retrouver toute sa place au sein du Grand Dijon.

La Cour Margot c’est donc une quarantaine de logements avec des cellules commerciales en rez-de bâtiment acquises par la SPLAAD et destinées à accueillir les commerces qui doivent quitter le centre commercial Saint-Exupéry promis à une prochaine démolition : « cette démolition va très largement contribuer à redonner une image positive de ce quartier » indique le Maire avant d’ajouter : « Il va faire bon habiter la Cour Margot et profiter d’un environnement urbain renouvelé et apaisé ».

Le Maire annonce en outre la pose de la première pierre pour la première quinzaine d’octobre ainsi que la création concomitante d’une nouvelle rue qui portera le nom d’un couple emblématique de l’action syndicale, familiale et politique de Chenôve a-t’il indiqué sous forme de devinette.

Michel RENAULT de la SSCV « Les pressoirs », promoteur du projet, insiste sur le fait que les logements sont proposés « à des prix très très bas » il ajoute qu’en fonction de leurs revenus, les futurs acquéreurs ont le droit à une subvention de 10 000 €/appartement versée par l’ANRU (Agence nationale pour la Rénovation Urbaine). Il précise que les appartements proposés dans ce programme immobilier peuvent également intéresser des investisseurs dans le cadre de la loi Pinel.

Thierry COURSIN, Directeur général de la SPLAAD, explique que la société a pu rentrer économiquement dans le projet car durant les douze derniers mois « l’amélioration de la qualité urbaine et du marché immobilier de Chenôve est devenu réellement quelque chose de constant » ajoutant : « nous avions une ville de Chenôve qui était assez dépréciée, il y a quelques temps encore de cela, dans le marché immobilier de l’agglomération, et il est clair qu’aujourd’hui le marché immobilier de Chenôve s’est amélioré ».

Pierre PRIBETICH, président de la SPLAAD, a pris sa casquette de VRP vantant avec un certain brio, il faut bien le reconnaître, les mérites de la Cour Margot : « Une situation idéale. Vous êtes quasiment en proximité d’un arrêt de Tram avec une mobilité absolue. Il y a un magnifique outil culturel qui prends de la renommée de mois en mois (...) Des produits de cette qualité avec cette opportunité financière ça n’existera plus longtemps notamment dans la commune de Chenôve et je pense qu’il serait de bon ton pour celles et ceux qui veulent investir de profiter de cette aubaine ».

La remise des clefs est programmé fin 2017 pour le bâtiment B et au 1er trimestre 2018 pour le bâtiment A. Tous les commerces seront transférés d’ici fin 2018.

Plus politiquement,  Thierry FALCONNET a ajouté que derrière ces travaux, c’est également un soutien à l’activité économique et à l’emploi avec du travail pour les entreprises locales : « 78% de l’investissement public en France est assumé par les collectivités locales ». Avant d’ajouter à destination de ceux qui reprochent aux collectivités de dépenser l’argent public : « Je préfère une ville qui continue d’investir, qui continue d’entreprendre, d’abord c’est son dynamisme, c’est son attractivité, mais c’est aussi sa force par rapport aux entreprises locales ».

Rendez-vous donc en octobre pour la pose de la première pierre.

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