8e festival du film policier de beaune

Sandrine Bonnaire présidente du Film Policier de Beaune

La présidente du Jury de la 8e édition du Festival International du Film Policier de Beaune sera l’actrice et réalisatrice Sandrine Bonnaire.

Succédant à Claude Chabrol, Olivier Marchal, Régis Wargnier, Jean-Loup Dabadie, Pierre Jolivet, Cédric Klapisch et Danièle Thompson, la présidente du Jury de la 8e édition du Festival International du Film Policier de Beaune sera l’actrice et réalisatrice Sandrine Bonnaire.

Sandrine Bonnaire s’est imposée de manière précoce dans le cinéma français : elle est âgée de quinze ans lorsqu’elle obtient le premier rôle dans « À nos amours » de Maurice Pialat. C’était en 1985. Une date qui marque le début d’une carrière longue, prestigieuse et diversifiée.

Si le cinéma n’était alors pour elle qu’une parenthèse, il est très vite devenu son terrain de jeu. Maurice Pialat a su reconnaître en elle tout le talent dont elle disposait, talent que nombre de cinéastes et de critiques reconnaîtront à leur tour jusqu’à faire d’elle une artiste de premier plan : lauréate du César du Meilleur Espoir Féminin pour son rôle de Suzanne dans « À nos amours », elle obtiendra seulement trois ans après celui de la Meilleure Actrice pour son interprétation d’une jeune mendiante transie de froid dans Sans toit ni loi d’Agnès Varda.

Le cinéma noir profite aussi de l’aura clair-obscur des personnages qu’elle interprète : jeune prostituée dans « Police » de Maurice Pialat, elle devient l’incarnation même de la misère en prenant les traits de Mouchette, le personnage bernanosien récurrent de « Sous le soleil de Satan » du même réalisateur, Palme d’Or à Cannes en 1987.

Elle est aussi Alice, la femme fatale de « Monsieur Hire » de Patrice Leconte, la troublante Sylvie dans « Secret Défense » de Jacques Rivette ou encore Jeanne, domestique et meurtrière en devenir pour Claude Chabrol dans « La Cérémonie ».

Donnant une nouvelle dimension à ses qualités artistiques, elle passe derrière la caméra en 2007 avec « Elle s’appelle Sabine », un documentaire sur sa sœur atteinte du syndrome d’Asperger pour lequel elle obtient le Prix de la Critique Internationale à Cannes. Elle réalise en 2012 son deuxième long métrage, « J’enrage de son absence », une fiction remarquée à la Semaine de la Critique cannoise.

Elle ne se limite toutefois pas au cinéma, et montre un intérêt certain pour le théâtre : en 2014, elle joue « L’Aide-Mémoire » de Jean-Claude Carrière au Théâtre de l’Atelier, et lit « L’Odeur des planches » de Samira Sedira à la Comédie de Valence. L’année dernière, enfin, elle a conçu et interprété un spectacle alliant mime, musique et danse, intitulé « Le Miroir de Jade », et présenté au Théâtre du Rond-Point.

L’œuvre de Sandrine Bonnaire est à la fois complexe et personnelle, faite d’ombre et de lumière, et sa personnalité est de celles qui incarnent le mieux l’âme du festival. C’est pourquoi les organisateurs indiquent être fiers d’accueillir « cette artiste accomplie » en tant que Présidente du Jury de la 8e édition du Festival du Film Policier de Beaune.

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