Dijon une centaine de demandeurs d asile a nouveau jetes a la rue

Une centaine de demandeurs d’asile à nouveau jetés à la rue ?

Dijon une centaine de demandeurs d asile a nouveau jetes a la rueDepuis 2011, ce ne sont pas moins de 5 expulsions qu’une centaine de demandeurs d’asile originaires d’Afrique de l’Est ont du subir. Ainsi après l’expulsion du squat René Coty en avril dernier, un nouveau squat ouvrait ses portes face à IKEA. Les associations qui viennent en aide à ces réfugiés craignent une nouvelle expulsion à la faveur de l’été.

 

Tout a commencé par un message posté il y a quelques jours sur Facebook : “ Dijon : Attention, le squat prés d'Ikéa est menacé. Les mauvais coups ont souvent lieu l'été ”. Comme vous pouvez vous en douter ce message nous a mis la puce à l’oreille et avons cherché à en savoir plus. Et ça tombait bien puisque le collectif d’associations qui vient en aide à ces demandeurs d’asile organisait cet après-midi une conférence de presse.

On nous exposait la situation : l’heure est grave puisque des huissiers sont venus sur place la semaine dernière, suite à une procédure engagée par le propriétaire des lieux, ce qui surprend grandement les responsables du collectif, car ils entretiennent des rapports étroits avec ce dernier qui semblait jusque là, ne pas être gêné par cette occupation et même plutôt concerné par le sort réservé à ces hommes. Pour le collectif, c’est clair, le propriétaire aurait subi des pressions d’en haut. On nous dit même que l’avocat du propriétaire serait celui du Grand-Dijon : une coïncidence ?

Maître Clemang, l’avocate des occupants, quant à elle, a engagé un recours afin que ces derniers puissent bénéficier d’une procédure contradictoire.

Nico, l’un des membres très actif du collectif, attire notre attention sur le côté inhumain de ces expulsions répétitives. A chaque fois c’est une nouvelle douleur qui est infligée à ces hommes traumatisés par les violences qu’ils ont subis dans leurs pays d’origine. Ils perdent toutes leurs affaires et doivent reconstruire un nouveau “chez eux” dans le nouveau squat. Nico nous confie qu’aujourd’hui, en pleine période de Ramadan et de canicule, ce serait encore plus inhumain que lors des précédentes expulsions.

 

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